Lundi 16 février 2009
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Licenciement d'une femme enceinte
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Licenciement durant une période de maladie professionnelle ou accident du
travail
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Principes
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Le femme enceinte bénéficie d'une protection contre le licenciement. Pour se faire, elle
doit envoyer un certificat médical attestant de son état de grossesse et de la date présumée de l'accouchement.
Si elle se voit notifier son licenciement alors qu'elle n'a pas encore informé son employeur de son état de grossesse, elle a la possibilité de faire annuler la sanction dans un
délai de 15 jours à compter de la notification par envoi d'une lettre en AR d'un certificat médical.
2 périodes doivent être distinguées: Période pendant le congé de
maternité (16 semaines): aucune
rupture du contrat ne peut être signifiée même en cas de faute lourde de la salariée (Article L 1226-4)
Période des 4 semaines suivant le congé de maternité: Interdiction de
licencier.
Sanction: Nullité du
licenciement (Article L 1225-5)
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Principe: L 1226-9: interdiction de tout licenciement pendant la période de suspension du contrat de travail pour maladie
professionnelle ou accident du travail.
Obligation de reclassement à un poste similaire avec rémunération équivalente à
l'issue de son absence (L 1226-10)
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Atténuations à l'interdiction
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Le licenciement d'une femme enceinte est possible en cas de faute grave de la salariée, non liée à l'état de grossesse. Article L 1226-4
Exemple: le refus d'une mutation imposée dans le cadre d'une réorganisation d'entreprise ne constituant pas une
modification de son contrat.
Exemple de faute non grave: retard, absences, négligeances dans le travail
Le licenciement d'une femme enceinte peut également être causé en cas d'impossibilité de maintenir le contrat, non liée à la
grossesse. Attention: l'existence d'un motif économique ne caractérise pas à lui seul cette impossibilité (Cour
de cassation, 21 mai 2008).
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Exceptions permettant le
licenciement: Article L 1226-9
Faute grave du salarié: sévèrement appréciée par les juges
Impossibilité de maintenir le contrat pour un motif autre qu'économique
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Sanctions
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Nullité du licenciement d'une femme enceinte, dans les cas autre que les 2 exceptions précitées (faute grave, impossibilité de maintenir
le contrat)
Réintégration
Si la salariée refuse d'être réintégrée: octroie de l'indemnité de licenciement +
dommages-interêts pour absence de cause réelle et sérieuse + paiement des salaires qui auraient été perçus pendant la période couverte par la nullité
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Nullité du licenciement prononcé pendant ces périodes, mise à part les 2 hypothèses précitées
Réintégration (Article L 1226-10)
En cas de refus par le salarié de sa réintégration: octroie de l'indemnité de licenciement + dommages-interêts pour absence de cause réelle et sérieuse + paiement des salaires qui auraient été
perçus pendant la période couverte par la nullité
Sanction du
reclassement non recherché par l'employeur: indemnités légales doubles: 12 mois de salaire + 2 fois l'indemnité
légale de licenciement
Indemnité en cas
de reclassement impossible: indemnité légale de licenciement multipliée par 2 + indemnité de préavis non
travaillé
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Par Julie_F
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Publié dans : RUPTURES DE CONTRAT
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